Augmentation mammaire par prothèse

Augmentation mammaire par prothèses

TARIFS

  • Prothèses  (silicone cohésif ou liquide physiologique): 3500€ HTVA *(prothèses, chambre, médicaments, honoraires médecins et infirmières). Non compris: les consultations et le soutien-gorge.

*La TVA est de 21% et est appliquable depuis le 1er janvier 2016.

Le Docteur DENOEL a été responsable pendant 5 ans de la Chirurgie Plastique Mammaire aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles (UCL). Il exerce actuellement son activité en clinique privée mais collabore étroitement avec des Universités Belges dans le secteur de la recherche sur les injections de graisse dans le sein. La région wallonne a subsidié, durant 2 ans, ce projet qui a débuté en février 2016.

Marque des prothèses les plus utilisées dans le service :

  1. Prothèses MENTOR (gel en silicone cohésif, paroi lisse ou micro-texturée), projection basse, moyenne ou haute selon le désir des patientes. C'est notre gold standard. Devenue première firme mondiale dans la vente des prothèses mammaires, c'est une valeur sûre. Ces prothèses ne sont pas touchées par la polémique des prothèses à forte texturation (paroi très rugueuse). Plusieurs revues de presse sont sorties  en avril 2019.
  2. Les prothèses en liquide physiologique ont un seul avantage. Pas besoin de surveillance mammographique pour visualiser une rupture. En effet, si la prothèse est percée, elle se dégonfle naturellement. L'inconvénient est l'aspect moins naturel et le risque de coque qui est plus important. Nous réservons cette prothèse pour les patientes très jeunes avec une bonne qualité de peau et une asymétrie mammaire modérée.

Que faut-il savoir au sujet des implants et de la chirurgie d'augmentation mammaire?

Le plus important pour une patiente est d'être sûre de se trouver en face d'un chirurgien qui proposera la meilleure solution, la meilleure technique chirurgicale, .... Souvent, les patientes consultent, à juste titre,  plusieurs chirurgiens pour obtenir plusieurs avis. Très souvent, il existe des discours légèrement discordants qui peuvent perturber les patientes.

De son côté, le chirurgien doit parfois lutter contre les patientes qui veulent "la même chose que leur amie", la même forme de sein, le même volume. Il faut comprendre que chaque corps est différent et que la qualité de peau est différente (peau fine avec vergetures / peau épaisse, ATCD de grossesse ou non, histoire de forte variation de poids, qualité du muscle pectoral, position du sillon sous-mammaire, implantation des seins sur le thorax, symétrie entre les 2 seins, activité sportive intense....). La tenue de la prothèse dans le temps ainsi que la forme définitive ne sont pas seulement conditionnées par la forme de la prothèse. 

RAPPEL : Lors d'une augmentation mammaire, la prothèse peut être placée devant ou derrière le muscle grand pectoral. Les prothèses peuvent également avoir une forme ronde ou anatomique ("goutte d'eau"). 

Devant ou derrière le muscle ?

Dans les années 90 et début des années 2000, la grande tendance en Europe était de placer les prothèses devant le muscle. Néanmoins, plusieurs écoles s'opposaient sur la meilleure position de la prothèse par rapport au muscle.

Ensuite, la tendance a été de placer la prothèse derrière le muscle pour diminuer les coques, plus fréquentes quand les prothèses étaient placées devant le muscle. Avec l'introduction de la couche barrière autour de la prothèse (rendant la prothèse plus imperméable et diminuant la transpiration du silicone hors de la prothèse), le pourcentage de complications (coques) s'est effondré (moins de 1%).

La forme anatomique et texturée (rugueuse) de la prothèse était au départ préconisée pour pouvoir placer la prothèse devant le muscle. Actuellement, l'examen clinique pré-opératoire du sein est primordial pour choisir la bonne indication.

Prenons l'exemple d'une patiente qui présente des seins qui sont implantés très bas sur le thorax (cela signifie que la distance entre la clavicule et le début du sein est très importante). La quasi-totalité du sein se situe sous le muscle. Cela veut dire que la question se posera de savoir s'il est judicieux de placer l'implant au dessus ou en dessous du muscle. Très souvent, dans ce cas, il est préférable de placer une prothèse en forme de goutte, très allongée vers le haut, pour remonter au maximum le sein et obtenir une couverture maximale de la prothèse par le muscle.

Chaque cas de figure est particulier. Chaque cas doit être discuté avec la patiente. Après 40 ans, il faut savoir que la surveillance mammographique est plus facile si les prothèses sont placées derrière le muscle.

Forme anatomique ou ronde ?

De plus en plus de patientes me demandent des prothèses anatomiques. C'est "à la mode" me disent-elles et c'est plus naturel.

DEPUIS LE 4 AVRIL 2019, en France,  Seule L'UTILISATION D'UNE PROTHESE ANATOMIQUE LISSE est autorisée. MAis ce type de paroi PROVOQUE TRES FREQUEMMENT UNE ROTATION (et donc une réintervention chirurgicale). Le Dr Denoël déconseille dès lors l'utilisation des prothèses anatomiques lisses. Il existe actuellement une polémique concernant la texturation de la paroi et l'apparition de lymphome. Le Dr DENOEL pourra vous expliquer l'aspect scientifique de cette affirmation lors de votre consultation.

Réponse: chaque patiente est différente. Il existe des cas où la forme ronde donnera des résultats équivalents à la forme anatomique. Pour le prouver, nous avons montré à un groupe de chirurgiens plasticiens expérimentés 100 photos de patientes opérées d'une augmentation mammaire (50 avec des prothèses rondes et 50 avec des prothèses anatomiques). Dans 50% des cas, les chirurgiens se trompaient. Cela signifie que si l'indication est bien posée, le résultat sera équivalent.

Prenons deux cas extrêmes: 

  1. Une patiente très minces (168 cm, 50 kg, bonnet 85A) qui veut un bonnet C avec une forme naturelle et pas trop bombée au pôle supérieur. Une prothèse de type anatomique donnera un résultat qui correspond plus à l'attente de la patiente. Le gel sera en silicone hautement cohésif pour minimiser les risques de "vagues" sous la peau. La prothèse sera placée derrière le muscle par la technique du "dual plane".
  2. Une autre patiente (165cm, 65Kg, bonnet B+(C-)) désirant passer au bonnet C+ se verra proposer une prothèse de forme ronde (silicone cohésif ou LP). Dans ce cas, le volume du sein déjà présent donnera le galbe du sein opéré car le volume glandulaire sera plus important que le volume de la prothèse. Par ailleurs, on éliminera le risque de déformation du sein lié à la rotation (rare) de la prothèse anatomique qui est asymétrique.

En pratique, le Docteur DENOEL place de préférence des prothèses rondes. Le Docteur DENOEL ne privilégie pas les prothèses anatomiques qui sont très texturées (paroi recouverte de "grains rugeux" semblables à du papier verré) afin d'éviter la rotation de la prothèse et donc, la déformation du sein. Depuis le 4 avril 2019, ce type de prothèses (anatomiques texturées) est interdite en France. Le Dr Denoël n'utilise, de ce fait, plus les prothèses anatomiques car il est supposé que la Belgique va suivre le mouvement dans les prochaines semaines.

La marque actuellement utilisée par le Dr DENOEL dans sa pratique quotidienne:

  1. MENTOR (N°1 dans le monde): prothèses lisses ou micro-texturées.

Chaque patiente est différente. A chaque patiente correspond une indication précise en fonction de l'examen clinique du sein et du thorax ainsi qu'en fonction des souhaits personnels de la patiente.

Deux consultations préopératoires sont indispensables avant l'intervention chirurgicale. La patiente ne pourra pas fixer une date d'opération à la fin du premier entretien. Un délai de réflexion de 15 jours minimum est indispensable pour réfléchir, à tête reposée, à tous les éléments du dossier. Ceci, aussi bien pour le chirurgien que pour la patiente. En effet, parfois, une stratégie chirurgicale peut-être adaptée suite aux compléments d'informations des consultations ultérieures.

Prothèses anatomiques, Implants mammaires en goutte d’eau : en savoir plus…...

Les prothèses mammaires anatomiques ont une forme « en goutte d’eau » dite forme anatomique en position debout, c’est à dire qu’elles ne donnent pas d’arrondi dans le décolleté.

Donc, les prothèses anatomiques n’ont pas d’intérêt si vous voulez remplir le décolleté et avoir un effet pigeonnant.   Elles sont moins « anatomiques » en position allongée qu’une prothèse ronde qui s’étale.

  • Les prothèses mammaires anatomiques sont remplies de gel de silicone cohésif (ne coule pas), il ne faut pas les changer tous les 10 ans.
  • Les prothèses mammaires anatomiques sont remplies en usine.
  • Les prothèses mammaires anatomiques ont un gel plus ferme que les rondes, cela crée une petite différence au toucher.
  • Les prothèses mammaires anatomiques sont plus dures à rentrer dans le sein.  La cicatrice est plus large mais souvent peu visible car placée dans le pli du sein.
  • Les prothèses mammaires anatomiques peuvent tourner (réintervention nécessaire).  Cette complication est rare dans notre expérience car nous adaptons parfaitement la loge à la prothèse.
  • Les prothèses mammaires anatomiques n’ont pas d’intérêt pour des volumes inférieurs à 240cc.
  • Les prothèses mammaires anatomiques sont plus chères que les rondes (environ 1280€ pour les 2).
  • Les prothèses mammaires anatomiques ont un grand intérêt pour les patientes désirant un volume important mais une forme naturelle ainsi que pour les patientes ayant une atrophie sévère (poitrine plate).
  • Les prothèses anatomiques sont plus fragiles que les prothèses rondes car la couverture est rugueuse comme du papier verré (pour empêcher la rotation). De ce fait, chaque contration du muscle pectoral (mouvement du bras) provoque un pli de la paroi et augmente l'usure (un peu comme une feuille de papier que l'on plie sans arrêt et qui fini par se déchirer).

Durée de vie des prothèses ?

Devant le déluge de fausses informations débitées par les médias, le Dr DENOEL tient à préciser que: les défaillances d'implants mammaires ont toujours existé et ont été leur point faible depuis 1961. Les normes apparues au début des années 90, à la demande des chirurgiens d'ailleurs, ont rendu cet évènement plus rare et plus tardif, mais cette défaillance finale est inéluctable comme pour tout ce qui est fabriqué d'ailleurs, voitures, avions, immeubles, prothèses orthopédiques et dentaires entre autres, et qu'à moins de mourir jeune ou de procéder à une révision préventive, toute patiente implantée y sera inéluctablement confrontée et a eu, avant l'intervention, cette information longuement expliquée et d'ailleurs décrite dans les fiches d'information SOFCPRE depuis leur origine (cfr les fiches de ce site).

Non! une rupture (et non une "explosion...") n'est pas un évènement invraisemblable comme l'affirment les médias! 

Ceci explique la nécessité d'une surveillance régulière se confondant à terme au-delà d'un certain âge avec l'imagerie préventive du cancer.

Toutes marques confondues, 1% des implants ne dure pas 5 ans mais 97% atteignent de nos jours dix ansCe dernier chiffre publié remet sérieusement en question la notion de dépose systématique à 10 ans qui était encore justifiée il y a une vingtaine d'années. 

La courbe de défaillance "toutes marques" parle malgré tout d'elle-même.  Il est fort probable que les gels cohésifs dépasseront largement vingt à vingt-cinq ans de durée de vie.

Le lymphome anaplasique à grandes cellules : la presse a abordé le sujet en 2015 et c'est actuellement la grande polémique avec une décision HISTORIQUE prise en France ce 4 avril 2019. Il s'agit d'interdire les prothèses macro-texturées et les prothèses en polyuréthane.